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La variole cameline

Vue d'ensemble

La variole cameline est une maladie virale hautement contagieuse qui affecte les dromadaires (Camelus dromedarius) et les chameaux de Bactriane (Camelus bactrianus). Elle est causée par le virus de la variole cameline (Camelpox virus, CMLV), appartenant au genre Orthopoxvirus de la famille des Poxviridae. Bien qu'il soit le plus proche parent génétique connu du virus de la variole humaine (Variola virus), le virus de la variole cameline est spécifique des camélidés (WOAH, 2021).

La maladie est endémique dans la plupart des régions d'élevage camelin d'Afrique, du Moyen-Orient et d'Asie, où elle constitue l'une des principales maladies infectieuses des camélidés. Les animaux de tout âge sont sensibles, mais les jeunes sujets et les femelles gestantes développent généralement les formes les plus sévères. La morbidité peut être élevée dans les troupeaux naïfs, tandis que la mortalité reste généralement faible chez les adultes mais peut être importante chez les jeunes animaux (WOAH, 2021 ; Balamurugan et al., 2013).

La variole cameline engendre des pertes économiques significatives en raison de la diminution de la production laitière, de l'altération de l'état corporel, de la baisse des performances des animaux de travail et, lors d'épizooties sévères, de la mortalité ainsi que des restrictions commerciales. Compte tenu du rôle essentiel des camélidés dans la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des populations des zones endémiques, la prévention et le contrôle de cette maladie constituent une priorité (WOAH, 2021).

Transmission

La transmission s'effectue principalement par contact direct entre animaux infectés et animaux sensibles, via les lésions cutanées, les sécrétions respiratoires et d'autres liquides biologiques. Le virus est également excrété dans la salive, les sécrétions nasales et oculaires, le lait ainsi que dans les croûtes desséchées, permettant une transmission indirecte par l'intermédiaire du matériel, des locaux, de l'alimentation, de l'eau ou d'autres objets contaminés. En raison de sa capacité à persister plusieurs mois dans les croûtes desséchées, le virus demeure infectieux dans l'environnement pendant une longue période (WOAH, 2021 ; Khalafalla, 2023).

L'introduction d'animaux infectés, le mélange de troupeaux ainsi que le partage des pâturages et des points d'abreuvement figurent parmi les principaux facteurs de risque d'apparition de foyers. Une incidence plus élevée est fréquemment observée pendant la saison des pluies, période durant laquelle l'activité des arthropodes augmente. Bien que le rôle exact des tiques et des insectes piqueurs ne soit pas totalement élucidé, ils pourraient contribuer à la transmission du virus (Bayisa, 2019 ; WOAH, 2021).

Signes cliniques

Après une période d'incubation d'environ 9 à 13 jours, les animaux infectés présentent généralement de la fièvre et une hypertrophie des ganglions lymphatiques avant l'apparition des lésions cutanées caractéristiques. La gravité de la maladie dépend principalement de l'âge et du statut immunitaire des animaux, les jeunes camélidés et les femelles gestantes étant les plus sévèrement atteints (WOAH, 2021).

Les principaux signes cliniques comprennent :

Au cours de l'évolution de la maladie, les lésions cutanées peuvent se généraliser et atteindre de larges surfaces corporelles ainsi que, dans les cas les plus graves, les muqueuses. Bien que la majorité des camélidés adultes guérissent, la convalescence peut être longue et s'accompagner d'une perte d'état, d'une diminution de la production laitière et d'une baisse des performances des animaux de travail (WOAH, 2021 ; Balamurugan et al., 2013).

Prévention et contrôle

La maîtrise de la variole cameline repose sur une combinaison de mesures de biosécurité, de surveillance sanitaire et de vaccination. La détection précoce des cas et l'isolement rapide des animaux atteints sont essentiels pour limiter la propagation du virus, tandis que des restrictions de mouvements doivent être mises en place lors des foyers. Une hygiène rigoureuse, incluant le nettoyage et la désinfection des équipements, des locaux et de tout matériel contaminé, est indispensable en raison de la longue persistance du virus dans les croûtes desséchées (WOAH, 2021).

Une stratégie intégrée associant la vaccination, des mesures de biosécurité efficaces et une bonne gestion sanitaire des troupeaux constitue la meilleure approche pour réduire l'impact de la maladie. Dans les régions endémiques, la vaccination prophylactique demeure le moyen le plus efficace de protéger les animaux.

Solutions MCI

MCI Santé Animale propose des vaccins vivants atténués et des vaccins inactivés afin d'accompagner la prévention et le contrôle de la variole cameline, permettant d'adapter les stratégies vaccinales aux différents contextes épidémiologiques et aux besoins sanitaires des élevages.

La gamme de vaccins contre la variole cameline comprend :

Références

Balamurugan, V., Venkatesan, G., Bhanuprakash, V., & Singh, R. K. (2013). Camelpox, an emerging orthopox viral disease. Indian Journal of Virology. https://doi.org/10.1007/s13337-013-0145-0

Bayisa, D. A. (2019). Review on camel pox: Epidemiology, public health and diagnosis. ARC Journal of Animal and Veterinary Sciences, 5(4), 22–33.

Khalafalla, A. I. (2023). Zoonotic diseases transmitted from the camels. Frontiers in Veterinary Science, 10, 1244833. https://doi.org/10.3389/fvets.2023.1244833

World Organisation for Animal Health. (2021). Camelpox. In Manual of Diagnostic Tests and Vaccines for Terrestrial Animals. World Organisation for Animal Health.