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La bursite infectieuse aviaire (IBD)

Introduction

La maladie de Gumboro, ou bursite infectieuse aviaire (IBD), est une maladie virale hautement contagieuse affectant principalement les jeunes poulets. Elle cible essentiellement les tissus lymphoïdes et provoque une destruction des lymphocytes B immatures de la bourse de Fabricius, entraînant une immunodépression sévère (Van den Berg, 2000 ; Sharma et al., 2000).

L’IBD représente une pathologie majeure en aviculture en raison des pertes économiques liées à la mortalité, à la baisse des performances zootechniques et aux infections secondaires favorisées par l’immunodépression.

Étiologie et propriétés du virus

Le virus de la bursite infectieuse appartient à la famille des Birnaviridae. Il s’agit d’un virus non enveloppé possédant un génome à ARN double brin bi-segmenté (segments A et B). La particule virale mesure environ 55 à 70 nm de diamètre (Dobos et al., 1979).

Le virus présente une forte résistance dans l’environnement. Il peut survivre plusieurs semaines dans les bâtiments contaminés et résiste à de nombreux solvants lipidiques comme l’éther et le chloroforme. Il demeure néanmoins sensible à certains désinfectants phénolés et dérivés chlorés (Eterradossi & Saif, 2013).

SérotypeCaractéristiques
Sérotype IPathogène chez le poulet (souches classiques, variantes et très virulentes)
Sérotype II Non pathogène chez le pouletNon pathogène chez le poulet

Le génome viral code plusieurs protéines structurales et non structurales (VP1 à VP5), dont VP2, principale cible des anticorps neutralisants et impliquée dans les variations antigéniques.

Pathogénie et immunité

Le virus se multiplie principalement dans les lymphocytes B en développement au niveau de la bourse de Fabricius, entraînant leur destruction et une immunodépression profonde (Sharma et al., 2000).

Âge de l’infectionExpression clinique
Infection précoceImmunodépression subclinique
Infection tardiveForme clinique aiguë

Les anticorps maternels assurent une protection partielle mais temporaire, avec une demi-vie de 3 à 5 jours, influençant directement la stratégie vaccinale (Mahgoub, 2012).

L’immunodépression induite favorise les infections secondaires bactériennes et virales, notamment la colibacillose, la salmonellose, la maladie de Marek et les coccidioses (Sharma et al., 2000).

Transmission

La transmission est principalement horizontale, par contact direct ou indirect via les fèces, l’alimentation, l’eau, le matériel contaminé, le personnel et les vecteurs mécaniques.

La transmission verticale est considérée comme non significative sur le plan épidémiologique (Eterradossi & Saif, 2013).

Signes cliniques et lésions

Après une incubation de 3 à 4 jours, les oiseaux présentent principalement une anorexie, une prostration, un plumage ébouriffé, des troubles locomoteurs et une diarrhée blanchâtre.

La morbidité peut dépasser 80 %, tandis que la mortalité varie selon la virulence de la souche et l’état immunitaire du troupeau (Van den Berg, 2000).

Signes cliniquesLésions observées
AnorexieHypertrophie puis atrophie de la bourse de Fabricius
ProstrationHémorragies musculaires
Plumage ébourifféNéphromégalie avec congestion rénale
Troubles locomoteursDéshydratation marquée
Diarrhée blanchâtre

Histologiquement, on observe une nécrose lymphocytaire bursale, une inflammation sévère et une néphrite tubulaire (Rautenschlein et al., 2003).

Prophylaxie et contrôle

La prévention de la bursite infectieuse aviaire repose sur une combinaison de mesures de biosécurité rigoureuses et de programmes vaccinaux adaptés au contexte épidémiologique du terrain.

Afin d’accompagner les professionnels de l’aviculture dans la maîtrise de l’IBD, MCI Santé Animale propose une gamme complète de solutions vaccinales répondant aux différents profils sanitaires et niveaux de pression infectieuse.

Le choix du programme vaccinal dépend :