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La variole ovine et caprine

Vue d'ensemble

La variole ovine et la variole caprine sont des maladies virales hautement contagieuses qui affectent respectivement les ovins et les caprins. Elles sont causées par le virus de la variole ovine (Sheeppox virus, SPPV) et le virus de la variole caprine (Goatpox virus, GTPV), deux virus étroitement apparentés appartenant au genre Capripoxvirus de la famille des Poxviridae. Bien que chaque virus présente une préférence pour son espèce hôte, la plupart des souches sont capables d'infecter les deux espèces, avec une sévérité généralement plus marquée chez leur hôte de prédilection (WOAH, 2021 ; FAO, 2026).

La variole ovine et caprine est reconnue comme une maladie animale transfrontalière majeure en raison de sa propagation rapide, de son impact économique considérable et de ses répercussions sur le commerce régional et international (Bianchini et al., 2025).

La maladie est endémique dans une grande partie de l'Afrique, du Moyen-Orient et de l'Asie, où elle continue d'affecter les systèmes de production des petits ruminants. Bien que de nombreux pays soient parvenus à l'éradiquer, des foyers sporadiques continuent d'apparaître dans des régions auparavant indemnes, notamment dans certaines parties de l'Europe, tandis que ces dernières années ont également été marquées par son extension vers de nouvelles zones d'Asie du Sud-Est. Cette évolution de la situation épidémiologique souligne l'importance d'une surveillance continue, de mesures de biosécurité rigoureuses et de programmes de vaccination efficaces (Bianchini et al., 2025 ; FAO, 2026).

La maladie peut entraîner d'importantes pertes de production, notamment une diminution du gain de poids, une baisse de la production laitière, une dégradation de la qualité de la laine, des peaux et des cuirs, des troubles de la reproduction ainsi qu'une mortalité élevée, particulièrement chez les jeunes animaux ou les troupeaux immunologiquement naïfs. Au-delà de son impact sanitaire, les foyers perturbent les échanges commerciaux et génèrent des pertes économiques importantes pour les éleveurs, notamment dans les régions où les petits ruminants jouent un rôle essentiel dans la sécurité alimentaire et les revenus des ménages (Hurisa et al., 2018 ; Limon et al., 2020).

Transmission

Les virus de la variole ovine et caprine se transmettent principalement par contact direct entre animaux infectés et animaux sensibles. Le virus est présent dans les sécrétions respiratoires, la salive, les écoulements nasaux et oculaires, ainsi que dans les lésions cutanées et les croûtes, faisant du contact rapproché la principale voie de transmission. La contamination peut également survenir par inhalation d'aérosols infectieux, notamment lorsque les animaux sont regroupés dans des bâtiments ou transportés sur de longues distances (WOAH, 2021 ; FAO, 2026).

Une transmission indirecte est également possible par l'intermédiaire de matériel, de véhicules, de vêtements, de litières, d'aliments ou de tout autre objet contaminé, le virus étant capable de survivre longtemps dans l'environnement, en particulier dans les croûtes desséchées. L'introduction d'animaux infectés dans des troupeaux indemnes, les mouvements non contrôlés d'animaux et les marchés à bestiaux figurent parmi les principaux facteurs favorisant la propagation de la maladie. Bien qu'une transmission mécanique par certains insectes piqueurs ait été décrite, son rôle reste secondaire par rapport à la transmission directe et aux mouvements d'animaux (Bianchini et al., 2025 ; FAO, 2026).

Signes cliniques

Après une période d'incubation de 4 à 14 jours, les animaux atteints présentent généralement de la fièvre, de l'abattement et une hypertrophie des ganglions lymphatiques superficiels avant l'apparition des lésions cutanées caractéristiques. La gravité de la maladie dépend notamment de la souche virale, de l'espèce hôte, de la race, de l'âge et du statut immunitaire, les jeunes animaux et les troupeaux immunologiquement naïfs étant les plus sévèrement touchés (FAO, 2026).

Les principaux signes cliniques comprennent :

Au cours de l'évolution de la maladie, les lésions cutanées deviennent nécrotiques puis se recouvrent de croûtes épaisses qui finissent par se détacher, laissant fréquemment des cicatrices permanentes. La guérison peut nécessiter plusieurs semaines, durant lesquelles les animaux présentent une baisse durable de leurs performances, liée à la perte de poids, à la diminution de la production laitière et à la dégradation de la qualité de la laine et des cuirs (Hurisa et al., 2018 ; FAO, 2026).

Prévention et contrôle

La prévention de la variole ovine et caprine repose sur une approche intégrée associant des mesures de biosécurité, le contrôle des mouvements d'animaux, la surveillance sanitaire et la vaccination. La détection précoce des cas suspects et leur notification rapide sont essentielles pour limiter la propagation du virus, notamment dans les régions endémiques ou les zones à risque. Les animaux atteints doivent être isolés et les mouvements des animaux sensibles restreints jusqu'à la maîtrise du foyer (FAO, 2026 ; WOAH, 2021).

La vaccination demeure le pilier de la prévention dans les pays où la maladie est endémique. Son efficacité a largement été démontrée pour réduire l'incidence de la maladie et limiter les pertes économiques. Associée à des mesures de biosécurité rigoureuses et à une surveillance efficace, elle constitue un outil essentiel pour limiter la circulation virale et protéger les populations de petits ruminants (FAO, 2026).

Solutions MCI

MCI Santé Animale propose une gamme complète de vaccins destinée à accompagner la prévention et le contrôle de la variole ovine et caprine, répondant aux différents contextes épidémiologiques et aux stratégies vaccinales des élevages.

Vaccin vivant atténué

Vaccin inactivé

Vaccins combinés

Références

Bianchini, J., Filippitzi, M.-E., & Saegerman, C. (2025). Worldwide trend observation and analysis of sheep pox and goat pox disease: A descriptive 18-year study. Viruses, 17(4), 479. https://doi.org/10.3390/v17040479

Hurisa, T. T., Jing, Z., Jia, H., Chen, G., & He, X.-B. (2018). A review on sheeppox and goatpox: Insight of epidemiology, diagnosis, treatment and control measures in Ethiopia. Journal of Infectious Diseases and Epidemiology, 4(3), 057. https://doi.org/10.23937/2474-3658/1510057

Limon, G., Gamawa, A. A., Ahmed, A. I., Lyons, N. A., & Beard, P. M. (2020). Epidemiological characteristics and economic impact of lumpy skin disease, sheeppox and goatpox among subsistence farmers in northeast Nigeria. Frontiers in Veterinary Science, 7, 8. https://doi.org/10.3389/fvets.2020.00008

Tuppurainen, E., & Beltrán-Alcrudo, D. (2026). Sheep pox and goat pox: A field manual for veterinarians (FAO Animal Production and Health Manual No. 33). Food and Agriculture Organization of the United Nations. https://doi.org/10.4060/cd7794en

World Organisation for Animal Health. (2021). Sheep pox and goat pox (infection with sheep pox virus and goat pox virus). Manual of Diagnostic Tests and Vaccines for Terrestrial Animals. World Organisation for Animal Health.